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24.05.2007

Dossier suivant - Chapitre 10

A la vue de son visage, il sut tout de suite que son plan avait fonctionné. Avant de descendre il avait composé le numéro des archives du tribunal. Il savait qu’à cette heure-ci il n’y aurait personne pour y répondre et c’était bien là l’intérêt. Il avait juste besoin d’occuper la ligne.

Elle commença à se recroqueviller sur elle-même à son approche, elle avait compris qu’elle ne lui échapperait pas, et c’est presque avec soulagement qu’elle accueillit le coup qu’il lui porta à la tête.

Lorsqu’elle reprit connaissance, il l’avait transportée dans sa chambre et attachée sur une chaise, elle était entièrement nue.

-         Tu te réveilles enfin. Tu peux te vanter de m’avoir fait courir. Mais l’heure du jugement est arrivée, tu vas recevoir la peine que tu mérites.

23.05.2007

Dossier suivant - Chapitre 9

Il se lança à sa poursuite, il avait une grande foulée mais il ne savait pas si elle avait choisi le bureau ou la cuisine pour appeler de l’aide. Le premier était un cul-de-sac, mais plus sécurisant que la cuisine qui n’offrait pas la possibilité de s’enfermer. Mais dans la cuisine elle pourrait trouver de quoi se défendre contre lui. Il commença à se diriger vers celle-ci quand il entendît la serrure de la porte du bureau se verrouiller. Il prit cette direction et sans réfléchir un instant, fonça sur la lourde porte en bois qui céda au premier coup d’épaule. Lorsqu’il entra dans la pièce elle tenait le combiné à son oreille.

Un mélange d’incompréhension, de surprise et de détresse l’envahissait. Quand elle avait décroché la tonalité n’était pas la même que d’habitude. On aurait dit que quelqu’un avait déjà composé un numéro et qu’un téléphone devait sonner quelque part dans l’attente qu’on y réponde.

22.05.2007

Dossier suivant - Chapitre 8

Sans qu’il s’y attende, elle s’engouffra dans une porte située au fond de la chambre. Mais où allait-elle ? Il n’avait pas le souvenir d’avoir vu de mentionné une quelconque porte sur les plans qu’il avait consulté. Elle avait du être ajoutée après, pour communiquer avec la chambre mitoyenne. La panique commençait à se frayer un chemin jusqu’à son esprit. Il fallait qu’il réagisse, qu’il se mobilise pour l’arrêter. Si elle atteignait un téléphone s’en était fini. Il savait que les seuls appareils de la maison se trouvaient dans cette chambre-ci, dans la cuisine et dans le bureau au rez-de-chaussée.

Déjà il entendait ses pas étouffés dans le couloir. Le téléphone. Il fallait qu’il lui en bloque l’accès. Il n’était pas question qu’elle appelle qui que ce soit. Mais comment l’en empêcher. Puis soudain il sut comment régler le problème. Il fallait qu’il se dépêche, et qu’il la rattrape, elle dévalait déjà les escaliers.

21.05.2007

Dossier suivant - Chapitre 7

Ils montèrent le large escalier en marbre menant aux chambres. Le palier et le couloir étaient recouverts d’une moquette ce qui atténuait le bruit de leurs pas.

Ils firent le tour des deux chambres d’amis avant de pénétrer dans la chambre conjugale.

Elle le devança à l’intérieur de la pièce dans laquelle trônait un magnifique lit baldaquin.

Doucement il referma la porte derrière lui. Son pouls s’était accéléré comme à chaque fois qu’il s’introduisait dans l’espace d’intimité de ses victimes.

Lorsqu’elle se retourna vers lui, un sentiment de surprise la fit blêmir, sentiment qui vira subitement à la peur lorsqu’elle découvrît le sourire malsain plaqué sur le visage de son visiteur.

29.03.2007

Dossier suivant - Chapitre 6

Il savait que le poisson était ferré, et que ce dernier sourire avait eu raison de toutes les réticences qu’elle aurait pu avoir à promener un inconnu dans sa demeure isolée. Les pièces étaient grandes, de couleurs claires et savamment décorées, tout comme le stipulait le dossier du divorce. Elle avait réussi à tout garder, la maison, la voiture, et la quasi totalité des meubles. Il connaissait la valeur de chaque bibelot et objet d’art contenu dans chaque pièce et la valeur de la maison elle-même, bien que pas du tout intéressé par l’argent.

Comme une vraie maîtresse de maison fière de sa fortune, Katrin Cross, lui fit faire un tour du propriétaire digne d’une visite au Musée d’Histoires Naturelles de Los Angeles.

-         C’est complet pour le rez-de-chaussée, mais j’aimerais aussi voir l’étage si cela ne vous dérange pas. Il n’est peut-être pas nécessaire d’envisager un système d’alarme pour les chambres, mais au moins je voudrais évaluer les risques d’effraction.

Et ils s’avançaient maintenant tout droit où il voulait aller, dans la chambre des ex époux Chase, à l’arrière de la maison.

25.03.2007

Dossier suivant - Chapitre 5

Installé dans un confortable fauteuil elle le regardait sortir ses papiers de sa belle sacoche en cuir. Il sentait son regard, et prenait sciemment tout son temps pour réaliser chacun de ses gestes. Cela faisait partie du scénario. Il était beau garçon, à peine la quarantaine, et l’exercice physique qu’il s’imposait de faire chaque semaine rajoutait à sa prestance. Et surtout il le savait.

Il commença donc à étaler sur la table basse ses revues et ses plaquettes, qui ne revêtaient aucune espèce d’importance pour lui, sinon celle de conforter le rôle qu’il jouait devant madame Cross. Et il lui vanta donc les mérites d’un bon système d’alarme SafeHouse, qui ne lui serait plus d’une grande utilité d’ici quelques minutes.

-         Voilà en détail ce que notre société peut vous apporter. Mais j’aurai besoin que vous me montriez la maison pour que je puisse vous rédiger une offre au plus près de la réalité.

19.03.2007

Dossier suivant - Chapitre 4

La bâtisse comportait un salon, une salle à manger à gauche du hall, à droite se trouvait un fumoir et un bureau. La cuisine étant située au fond de la maison. L’étage était quant à lui constitué de trois chambres, de deux salles de bain et d’un dressing.

Toutes ces informations, il les avait obtenues grâce à son boulot. Son vrai boulot. Celui qui le menait sur la piste de toutes ces femmes seules. Cela faisait maintenant cinq ans qu’il occupait un poste d’archiviste adjoint au tribunal administratif de Los Angeles. Le salaire y était médiocre, tout comme les conditions de travail, mais il était seul à présent et les avantages de sa situation étaient loin d’être négligeables. Il était en charge du classement des dossiers d’affaires de divorce. Depuis  cinq ans, il épluchait les dossiers à la recherche de ceux qui méritaient une attention de sa part. Il savait d’expérience que certains divorces prononcés étaient injuste, que la justice n’avait pas été rendue convenablement. Heureusement, il était là pour rétablir l’ordre des choses.

Et c’est comme ça qu’il connaissait la maison et tout ce qu’elle contenait, grâce à tous ces dossiers, exceptionnelle mine d’informations.